Faute médicale ou défaut d’information : le cabinet SCL Avocat, au Barreau de Paris, assiste les victimes dans leur demande d’indemnisation.
Le médecin n’est pas responsable parce que le traitement a échoué : il l’est lorsqu’il a commis une faute (article L. 1142-1 du code de la santé publique). La référence est exigeante : tout patient a droit à des soins appropriés et aux thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue, conformément aux connaissances médicales avérées (article L. 1110-5). Un médecin qui applique une technique dépassée, ignore une recommandation établie ou néglige un examen qui s’imposait ne se retranche pas derrière l’aléa.
Ce qui est une faute — et ce qui n’en est pas
L’erreur de diagnostic n’est pas fautive en soi : la médecine n’est pas une science exacte. Elle le devient lorsqu’elle procède d’une négligence — symptômes typiques méconnus, examens complémentaires omis, avis spécialisé non sollicité, retard à réagir face à une évolution anormale.
Sont également fautifs : la faute technique dans l’acte (geste maladroit, protocole non respecté), le défaut de surveillance avant et après l’intervention, le défaut d’organisation du suivi entre praticiens — chacun répond de sa part, et les responsabilités peuvent se cumuler —, et la prescription inadaptée (posologie, interactions, contre-indications ignorées).
À l’inverse, la complication connue d’un acte correctement réalisé et correctement précédé d’information relève de l’aléa thérapeutique : sans faute, c’est la solidarité nationale qui peut indemniser, dans les conditions exposées dans notre article sur la responsabilité hospitalière.
Le consentement : rien sans vous
Aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé du patient, qui peut le retirer à tout moment (article L. 1111-4). Le corollaire est l’information sur les risques — dont la preuve pèse sur le médecin, non sur le patient. Un acte techniquement irréprochable mais réalisé sans consentement éclairé engage la responsabilité : perte de chance d’y renoncer, préjudice d’impréparation. En chirurgie esthétique, où l’acte n’est pas nécessaire, l’exigence d’information est portée à son maximum, devis détaillé et délai de réflexion compris.
Trois responsabilités distinctes — cumulables
La responsabilité indemnitaire répare : elle vise l’assureur du praticien — l’assurance est obligatoire (article L. 1142-2) — devant le juge civil ou la CCI. La responsabilité pénale sanctionne les fautes les plus graves : blessures et homicide involontaires, violation du secret, certificats de complaisance. La responsabilité disciplinaire, devant l’Ordre des médecins, sanctionne les manquements à la déontologie — le patient peut porter plainte devant le conseil départemental, qui la transmet à la chambre disciplinaire.
Ces trois voies sont indépendantes : une relaxe pénale n’interdit pas l’indemnisation civile, et inversement. Le choix — et le cumul — relèvent de la stratégie du dossier.
Comment agir
Tout commence par le dossier médical, auquel vous accédez directement et sans motif. Puis vient l’analyse : faute ou aléa, la frontière est technique et se discute à l’expertise, où le patient doit être assisté. Les voies procédurales, les délais — dix ans à compter de la consolidation — et le choix entre CCI et tribunal sont détaillés dans nos articles dédiés.
Ce que le cabinet fait
Le cabinet analyse le dossier médical avec un médecin-conseil, qualifie la faute, choisit le terrain — civil, CCI, pénal, ordinal, ou plusieurs à la fois —, assiste chaque expertise et chiffre chaque poste de préjudice. Trente-deux ans de défense des patients, jusque dans les contentieux de santé publique les plus lourds. Et rien n’est abandonné.
Cet article a une vocation d’information générale ; il ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l’analyse de votre situation par un avocat.
Vous êtes concerné par cette situation ? Contactez le cabinet au 01 42 60 04 31 ou prenez rendez-vous.
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Publié le 21 juillet 2026 · Mis à jour le 17 septembre 2026 — SCL AVOCAT
L’auteure
Maître Sylvie Locatelli, avocate au Barreau de Paris depuis 1994, a fondé le cabinet SCL AVOCAT en 2000. Elle intervient en droit du travail, droit de la famille, dommage corporel et responsabilité médicale, et a défendu des victimes dans les affaires du sang contaminé et de l’hormone de croissance. Découvrir le cabinet